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Message par lalileche le Sam 29 Juin - 21:27

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par lalileche le Dim 5 Mai 2013 - 9:31

Algérie : le crépuscule des "mousquetaires" de bouteflika source Jeune Afrique
Disgrâce, mise à l'écart, ennuis judiciaires... Les hommes qui formaient la garde rapprochée du président Abdelaziz Bouteflika à son arrivée aux affaires ont pour la plupart connu une fin de carrière au goût amer. Que sont devenus Yazid Zerhouni, Chakib Khelil, Abdellatif Benachenhou, Hamid Temmar, et tous les autres ?
Arrivés ou revenus dans les bagages d'Abdelaziz Bouteflika après son élection à la présidence de la République en avril 1999, les hommes qui avaient constitué la garde rapprochée du chef de l'État, et, à ce titre, joué un rôle considérable dans la prise de décision ont tous connu une fin de carrière mouvementée. Au fil des mandats, ce premier cercle s'est réduit comme peau de chagrin pour ne plus compter aujourd'hui qu'une poignée de proches collaborateurs. À la notable exception d'Abdelkader Messahel, inamovible « Monsieur Afrique », et de Youcef Yousfi, compagnon des années d'exil dans le Golfe, qui peuvent encore se prévaloir d'avoir l'oreille du président, les hommes d'influence de la première heure ont rompu les rangs. Certains ont choisi l'anonymat de la retraite, à l'instar du général Salim Benabdallah, premier directeur général du protocole de Bouteflika, ou encore du général Sadek, patron de sa protection rapprochée. D'autres ont déserté. Ahmed Benbitour, le premier chef de gouvernement qu'il a nommé, le fit très vite et avec fracas. Le 26 août 2000, huit mois après sa nomination, il jette l'éponge et rend publique sa lettre de démission dans laquelle il reproche au président de menacer la séparation des pouvoirs en recourant trop souvent aux ordonnances afin de légiférer sans passer par la case Parlement. Depuis, Ahmed Benbitour est devenu un opposant, sans parti ni appareil. Mais il ne rate aucune occasion de s'attaquer au bilan de son ancien mentor, qui le lui rend bien : l'ex-chef du gouvernement est régulièrement oublié par le protocole de l'État à l'occasion des cérémonies officielles. Aujourd'hui, Benbitour est le seul candidat déclaré à la présidentielle d'avril 2014.
Le premier cercle présidentiel a connu un autre cas de rupture violente. Proche d'entre les proches, Ali Benflis est brutalement éjecté pour avoir lorgné le fauteuil présidentiel et préparé sa candidature à l'élection d'avril 2004. Quelques mois avant cette échéance, il est limogé de son poste de chef du gouvernement et perd, dans la foulée, son fauteuil de secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), première force politique du pays. Il quitte le devant de la scène et opte pour une discrétion à toute épreuve. Revenu à ses premières amours, le droit, il dirige un prospère cabinet d'avocats à Alger en attendant des jours meilleurs.
Séparations en douceur
Hormis ces deux cas de dissidence manifeste, le proche entourage du président peut connaître des séparations à l'amiable, c'est-à-dire sans vagues. Être frappé d'interdiction d'accès au salon ou au bureau présidentiels est généralement synonyme d'exclusion définitive. Deux exceptions confirment cette règle. Ainsi, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, patron du Rassemblement démocratique national (RND, deuxième force politique), a été soudainement remercié en mai 2006 avant de retrouver, deux ans plus tard, le Palais du Docteur Saadane (siège du gouvernement, à Alger), pour en être délogé à nouveau en septembre 2012. Le cas d'Abdellatif Benachenhou, qui se prévaut de l'amitié du président « tout en gardant [sa] liberté de parole et de penser », éprouve-t-il le besoin de préciser aujourd'hui, est assez édifiant. Rédacteur du programme économique du candidat Abdelaziz Bouteflika, Benachenhou a fait un aller-retour à la tête du ministère des Finances. « Il a perdu l'oreille du président, témoigne un ancien ministre, dès lors qu'il a décidé de son propre chef de quitter le gouvernement. Quand il est revenu quelques mois plus tard dans l'exécutif, une distance s'était créée avec le chef de l'État. L'influent ami du président était devenu un simple technocrate du gouvernement. » Il finit par perdre son porte­feuille et retourne à ses activités d'académicien et de conférencier. Aujourd'hui, il s'en prend au club dont il a été exclu. « Bouteflika est plus entouré de courtisans que de partisans », ne se lasse pas de répéter l'ancien grand argentier.
En 2005, Abdellatif Benachenhou fut le premier déserteur ou proscrit, c'est selon, du club de personnalités influentes du moment. Composé de quatre hommes, autant que les héros d'Alexandre Dumas, ce petit groupe est baptisé les « trois mousquetaires de Boutef ». Chakib Khelil, Hamid Temmar et Yazid Zerhouni constituaient le coeur du dispositif mis en place par Abdelaziz Bouteflika à son retour aux affaires. Natifs, comme ce dernier, du Maroc, Khelil, Temmar et Zerhouni ont longtemps tiré de leur proximité avec le président (amis d'enfance pour les deux premiers et compagnon de lutte avant et après l'indépendance pour le troisième) un statut particulier au sein du sérail de l'ère Bouteflika. Leur fin de carrière a des allures d'explosion en plein vol.
Éclaboussé par de nombreux scandales financiers impliquant le groupe pétrolier public Sonatrach, dont il fut le PDG et ministre de tutelle, Chakib Khelil, 74 ans, n'est remercié du gouvernement qu'en mai 2010, soit quatre mois après la révélation par la presse de malversations à l'occasion de marchés publics. Curieusement, le magistrat instructeur ne juge pas utile d'entendre Chakib Khelil, au grand dam des dirigeants de Sonatrach poursuivis pour corruption. Bouteflika protège-t-il son ancien mousquetaire ? « Tout l'indique, s'indigne un défenseur dans le dossier Sonatrach. La quasi-totalité des personnes mises en cause assurent que leur ministre de tutelle était au courant de ce qui se tramait lors des passations de marchés. » L'affaire prend une nouvelle tournure quand le parquet de Milan s'en saisit. Les révélations de la presse italienne sont accablantes à l'endroit de Chakib Khelil (voir J.A. no 2720). Bouteflika est contraint de lâcher son ex-camarade de classe d'Oujda et annonce publiquement que nul n'est à l'abri du « glaive de la justice ». Il aura fallu attendre trois longues années après l'éclatement du scandale avant que Khelil ne subisse, en mars 2013, les premières perquisitions de la police judiciaire. Pourtant, malgré les fortes présomptions qui pèsent sur lui, il n'a pas fait l'objet d'une interdiction de sortie du territoire national (ISTN). Il a même conservé son passeport diplomatique et poursuit, à ce jour, ses activités de consultant international en matière pétrolière pour le compte de nombreux États étrangers. Il revient régulièrement en Algérie, mais préfère Oran, où il a fait construire une somptueuse villa, à la capitale. Quelques jours avant les premières perquisitions ayant visé ses bureaux et son domicile algérois, il a opportunément quitté le pays pour une destination inconnue.
Hamid Temmar, 77 ans, et Yazid Zerhouni, 75 ans, ne risquent pas une telle infamie, mais leurs relations avec le président sont aujourd'hui tendues. Longtemps contesté par une partie du sérail pour son arrogance, Hamid Temmar a vu son étoile pâlir peu à peu. Coupable d'avoir détérioré le climat social en faisant l'unanimité contre lui, Temmar, qui voulait sincèrement secouer le palmier de l'économie algérienne, subit les foudres présidentielles. Pour punir ce mousquetaire maladroit, Bouteflika ne l'exclut pas du gouvernement mais le nomme à la tête d'un nouveau ministère, Prospectives et Statistiques, sans en définir ni les prérogatives ni l'organigramme. Comble de l'humiliation, il est limogé du gouvernement le 3 septembre 2012 et son ministère est transformé... en secrétariat d'État. Depuis, il a opté pour une discrétion à toute épreuve, refusant de s'exprimer. Malgré son brutal retrait et son retour à l'anonymat, il demeure la tête de turc de l'opposition, qui lui impute tous les maux des secteurs dont il a été chargé (Privatisations, Industrie, PME et PMI). Retraité du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et de la fonction publique, il coule aujourd'hui des jours tranquilles entre Alger et Tlemcen.
Le dernier Boutef'boy à subir l'ire présidentielle est Yazid Zerhouni. L'ex-patron de la Sécurité militaire (SM, ancêtre du Département du renseignement et de la sécurité, DRS), homme fort des gouvernements successifs de Bouteflika, est congédié sans élégance. Sa mise à l'écart est même présentée comme une promotion : nommé en mai 2010 vice-Premier ministre, il perd le portefeuille de l'Intérieur. Comme Temmar, Zerhouni se retrouve dans une fonction qui n'est définie par aucun décret. Il s'en émeut. Pas auprès du président mais publiquement.

"Kleenex"
Bouteflika prend son temps pour appliquer la sanction. L'ex-ministre de l'Intérieur est tout bonnement oublié lors du dernier remaniement. Le poste de vice-Premier ministre est dissous et Zerhouni avec. « Il [Bouteflika, NDLR] m'a jeté comme un Kleenex », ne cesse de répéter le plus amer des anciens mousquetaires à ses visiteurs, de moins en moins nombreux. Cheville ouvrière du dispositif Bouteflika au cours des deux premiers mandats, il s'attendait, contre sa mise à l'écart, à être nommé ambassadeur à Paris, une promesse présidentielle pour services rendus. Les circonstances de la séparation entre les deux hommes ont amené le chef de l'État à revenir sur son engagement.
Rancunier, Abdelaziz Bouteflika ? Peut-être. Toujours est-il que, quelles qu'en soient les raisons, un membre déchu du cercle présidentiel conserve le privilège de disposer d'une villa à la résidence d'État de Club des Pins, station balnéaire à l'ouest d'Alger. La carrière de Boutef'boy est sans doute aléatoire, mais le toit est assuré. C'est toujours ça de pris.

Nouvelle garde

Peu de personnes peuvent aujourd'hui se targuer de rencontrer régulièrement le président Abdelaziz Bouteflika. En dehors de quelques prestigieux hôtes étrangers et d'une poignée d'ambassadeurs qui ont la chance de pouvoir remettre en mains propres leurs lettres de créance, les visiteurs d'El-Mouradia se font de plus en plus rares. Après avoir longtemps bourdonné comme une ruche, le cercle présidentiel se concentre désormais autour d'un noyau dur qui a résisté aux aléas du temps. Hormis ses deux frères, Saïd et Nacer, conseillers spéciaux de Bouteflika qui partagent avec lui la résidence présidentielle de Zéralda, ce petit groupe se compose d'un trio : Mohamed Rougab, secrétaire particulier du chef de l'État ; Mokhtar Reguieg, son directeur général du protocole ; et Logbi Habba, infatigable secrétaire général, qui fait « tourner » El-Mouradia. Impossible d'accéder au président sans passer par l'un de ces trois filtres. Quant aux instructions présidentielles, elles passent la plupart du temps par Mohamed Rougab, véritable courroie de transmission du zaïm. Les Conseils des ministres étant de plus en plus espacés (seulement deux en 2012, pourtant année de grandes réformes, et un seul depuis le début de 2013), les membres de l'exécutif reçoivent les « orientations présidentielles » par téléphone. À l'autre bout du fil, Mohamed Rougab.


Jouant le rôle d'interface avec la classe politique, Logbi Habba entretient des contacts réguliers avec les différents leaders, puis rend compte au président. Le maalem (le « boss ») apprécie les analyses et la lucidité de son secrétaire général. Chef suprême des forces armées, le président reçoit souvent les généraux de corps d'armée Gaïd Salah, chef d'état-major, et Mohamed Mediène, dit « Toufik », patron du Département du renseignement et de la sécurité (DRS). Enfin, alors qu'il avait sensiblement réduit, ces dernières années, la fréquence de ses entrevues avec l'ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia, Bouteflika rencontre régulièrement son successeur, Abdelmalek Sellal, à qui il a confié la délicate mission de le remplacer pour les visites dans l'Algérie profonde et de le représenter dans les sommets régionaux et internationaux.

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